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Actu/News mars 2026

Le Japon assouplit-il sa censure ? L'interminable débat sur la mosaïque

Depuis des décennies, le porno japonais est reconnaissable entre tous : les organes génitaux y sont systématiquement floutés par une mosaïque pixelisée, conformément à l'article 175 du Code pénal japonais qui interdit la représentation obscène. Mais ce régime singulier est-il en train de s'assouplir ?

Une loi vieille de plus d'un siècle

L'article 175 date de 1907. Il a survécu à toutes les tentatives de réforme grâce à une interprétation judiciaire stricte. La Cour suprême japonaise a confirmé à plusieurs reprises que la représentation explicite des organes génitaux constitue bien une « obscénité » au sens de la loi.

Pourtant, le contexte évolue. L'émergence des plateformes mondiales comme OnlyFans a créé une distorsion : des créateurs japonais diffusant des contenus non censurés à l'international se retrouvent dans un vide juridique difficile à gérer.

Un marché qui s'adapte

Plusieurs grands studios JAV ont commencé à produire des versions « non censurées » destinées aux marchés étrangers, en contournant techniquement la loi japonaise par une production réalisée hors du territoire. Un compromis bancal mais pragmatique, qui révèle les limites d'une réglementation nationale face à la circulation mondiale des contenus numériques.

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